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 1/ Telle une araignée qui tisse sa toile...

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Armélide Lust
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Date d'inscription : 16/12/2016

MessageSujet: 1/ Telle une araignée qui tisse sa toile...    Sam 28 Jan - 21:45

New York… La ville de tous mes fantasmes. Ou presque. Pourquoi ne pas avoir choisi une ville Californienne, où la décadence est au palier de notre porte ? Je soupire. Oui, cette mégalopole est bien trop sage pour moi, comparée à d’autres franchement plus frivoles. Il va falloir que je m’occupe rapidement du problème. Enfin rapidement. J’ai sans doute le temps. Traînant derrière moi une valise rouge sang, telle une touriste irlandaise en vacances, je déambule dans les rues de Manhattan, faisant mine de ne pas savoir où je vais de temps en temps, alors que je le sais parfaitement. Bien sûr, tout patient qu’il est, IL ne m’a pas vraiment laissé le temps de chercher de quoi me loger. Il a fallu que je me débrouille pour avoir un logement décent et bien situé en moins de trois jours. Heureusement que l’agent immobilier était réceptif à mes charmes. Par chance, je savais que les blondes innocentes le faisaient craquer. J’ai juste eu à prendre l’apparence d’une godiche et à le chercher quelques minutes pour qu’il craque, le pauvre petit. C’est même trop simple. Même dans cette ville que je trouve bien trop sage, la populace est à ma merci.
Je traverse Central Park avec détermination, l’ombre dessinée par le soleil couchant. Ce couple d’étudiants sur un banc… Il la trompe sans doute, parce qu’elle refuse de se donner avant le mariage. Mais elle craquera. Et il la lâchera pour une de ses putains une fois qu’il aura eu ce qu’il veut. Ce jardinier qui fait consciencieusement son travail… Il se tripote en regardant sa voisine par sa fenêtre quand elle traîne nue dans son appartement. Cette grand-mère qui promène son caniche, que l’on traite comme une femme vénérable, elle était fille de joie dans sa jeunesse. Je suis décidément partout. Ce sont trois des rares cas que j’ai étudiés avant de décider de m’installer dans le coin. Fréquenté, au centre de tout, je pourrai ainsi me délecter de la vie newyorkaise sans avoir trop à bouger pour trouver mes proies. Pratique, n’est-ce pas ?
J’entre dans un immeuble assez luxueux. Quand on a les moyens d’avoir ce qu’on veut, on le prend, pas vrai ? Mes talons claquent sur le carrelage blanc. Je relève mes lunettes de soleil et me dirige droit vers l’ascenseur. Je vais passer pour une fille à papa qui s’est fait payer son appartement pour qu’elle puisse faire ses études correctement. Et je vais sans doute en jouer. Après tout, IL ne m’a pas dit comment je devais m’y prendre, pas vrai ? Donc je fais un peu comme je le veux, en somme. Et les étudiants sont des proies faciles. Sans oublier que je ne suis pas loin non plus des bureaux. L’emplacement est parfait. Et j’espère que les autres n’y penseront pas. Je n’ai pas envie de les croiser à chaque fois que je vais me chercher une pâtisserie. Ce serait l’enfer si j’avais à les supporter au quotidien. Mais je préfère ne pas penser à ce moment où je vais devoir les revoir. Les six autres. J’en ai pas tellement envie, je ferai sans doute aussi bien sans.  
Mon loft est au dix-septième étage, tout est déjà installé pour que je m’y sente bien. Je laisse tomber mon sac à l’entrée et referme la porte derrière moi avant d’y laisser la valise. Je fais glisser la robe de soie noire élégante que je porte au sol, et m’étire, avant de repousser le vêtement d’un petit coup de talons, ne gardant sur moi que les sous-vêtements en dentelle que j’avais décidé de porter. Elégant et sexy. Qui a dit que la luxure n’avait pas une once d’élégance ? Les plaisirs de la chair ne passent pas forcément par des vêtements affriolants et indécents. Je préfère même largement un tailleur sur une femme bien faite qui cherche la séduction plutôt que les mini jupes et bas résilles qu’adoptent les putes dans les rues. C’est vulgaire et dégradant. On ne dirait pas comme ça, mais je suis raffinée et j’ai du goût, quoi qu’en disent les mauvaises langues.
J’avance vers mon réfrigérateur. J’avais envoyé des domestiques faire certaines courses avant que je n’arrive. De même pour préparer l’appartement. Il est impeccable et décoré avec goût. Les démons à mon service n’ont clairement pas à se plaindre, je suis sûrement le Sin le plus sympathique des sept. Je ne les maltraite pas, ne les frappe pas, ne les effraie pas… La seule punition possible étant de ne pas me toucher. En général leur loyauté est assez forte pour que tous m’obéissent au doigt et à l’œil. Et comme d’habitude, tout est parfait, à un détail près. J’avais demandé un sofa large de couleur rouge, pour trancher avec le côté noir et blanc. Il est noir. Je soupire. Comme quoi, on est jamais mieux servi que par soi-même. Il fallait que je renvoie ça en utilisant leurs engins de communication étrange qu’ils appellent des téléphones. Je m’en occuperais plus tard. Je vais devoir me mettre à travailler d’ici peu. Je le sais. Car ma première proie va bientôt se montrer. Je détache mes longs cheveux roux, qui tombent en cascade sur mes reins. Parfait. Je me prépare une petite assiette de ces chocolats dont je raffole, la pose sur la table basse, et il ne me reste plus qu’à l’attendre.
Je dois me retenir de sourire lorsque je vois la lumière s’allumer dans l’appartement situé juste en face du mien. Le vis-à-vis est assez proche, je dois l’admettre, mais quand on sait qui habite ce petit studio… Je n’ai pu résister à la tentation. Ses rideaux en voile ne cache rien, contrairement à ce qu’il pense, et je dois admettre que j’avais bien ri la première fois que j’avais vu son autel, croix, Bible et tout le bordel chrétien dans un coin de sa pièce de vie. Une grenouille de bénitier qui ne connait rien de la vie. Rien. Je sais qu’il est entré, il a l’air plutôt mignon. Un air angélique qui n’a jamais touché un corps nu de sa vie, si ce n’est celui de son petit frère dont il a changé les couches. Sans y jeter un coup d’œil je m’installe dans le canapé et allume la télévision. Il ne pourra ignorer le profil de cette rousse en sous-vêtements qui n’a absolument pas conscience qu’on la regarde. Et je le sens… Ce regard. D’abord bref, et choqué. Non ! Tu ne peux pas regarder ! C’est péché, pas vrai ? Glisse ton regard sur mon corps fin. Doucement. Délecte-toi de mes courbes parfaites, jeune pur et innocent que tu es. Tu te détournes, j’en profite pour esquisser un petit rictus. Tu n’as encore rien vu.
Je m’étire doucement, langoureusement, et ce simple geste du quotidien attire de nouveau tes yeux sur moi. Tu fais un pas pour fermer tes volets, pour t’empêcher de voir cette vile tentatrice qui commence à te faire perdre tes moyens. Oui, tu n’as pas l’habitude, je le sais. C’est même la première fois que tu vois une femme aussi dénudée dans un contexte externe à la natation ou à la plage, j’entends. Mais je sens que quelque chose te retient. Et je ris. Tu peux croire que c’est à cause du film que je regarde, mais c’est toi et ton orgueil qui me rendent hilare. Alors c’est ça ton plus grand défaut, pas vrai ? Tu aimes te lancer des défis pour prouver, surtout à toi-même, que tu es meilleur que les autres. Ce grand salopard de Pride doit tellement être fier de toi ! Mais tu ne lui appartiens pas… Tu es à moi, petit papillon. Je sais que je t’arrache doucement à lui et que ton âme, c’est à moi que tu vas l’offrir. Ce n’est qu’une question de temps. Tu penses que ton regard peut passer sur moi sans que tu ressentes quoi que ce soit ? Tu penses pouvoir échapper à la luxure en personne ? C’est touchant. Et j’aime sans doute autant les challenges que toi.
Doucement je plie une jambe, une position que tu trouves sans doute plus sensuelle mais plus dérangeante pour ton esprit. Tu veux détourner les yeux, mais tu fixes ma main, qui effleure l’espace d’un instant ma peau blafarde, lentement. Je prends un chocolat et en croque un bout, fermant les yeux et soupirant lorsque la friandise se met à fondre sur ma langue. Tu essaies de t’imaginer mes pensées, tout en m’insultant. Oui, quelle femme irait se vautrer presque nue chez elle alors qu’elle a un vis-à-vis ? Mais tu ne te détournes plus, maintenant. J’ai capté ton intérêt, ma main délicate a su toucher ton esprit. Et malgré toute cette gêne que tu ressens, tu n’envisages plus d’échapper à mon image. Et pourtant, tu ne peux me toucher, me sentir. Qui sait ce qui se passerait si non étions dans la même pièce… Je sais que tu te poses la question. Mais tu n’en es pas encore au point d’imaginer mon corps sous le tien, gémissant. Tu ne sais pas encore ce qu’est le plaisir… Le désir ? Oh, tu vas te faire une idée, chéri. Bientôt.
Je me redresse et me lève et te fais face l’espace de quelques secondes avant de te tourner le dos et de ramasser la fameuse robe que j’ai enlevé en rentrant. Je sais que ça te plait. Tu as chaud, tu es rouge, mon corps t’attire inexorablement. Tu réagis même mieux que je ne le pensais. Tu as toujours eu honte de ce genre de réactions purement masculines. Tu luttes contre le besoin d’assouvir cette envie bestiale. Tu te l’es toujours interdit. Mais ce sera un premier pas vers moi. Je me déplace avec lenteur, une certaine langueur m’envahit curieusement. Je me réinstalle, de manière plus confortable, presque face à toi. Tu me détestes, tu dis que le diable m’anime, qu’il m’a envoyée pour te mettre à l’épreuve. Tu te donnes bien trop d’importance ! Tu es comme les autres. Tu accuses mais que fais-tu de cette bosse qui déforme ton pantalon ? Tu te sens à l’étroit, pas vrai ? Et pourquoi me blâmes-tu ? Ce n’est pas moi qui te force à regarder, tu le fais très bien tout seul. Tu as juste besoin d’une excuse à ta faiblesse. Oui, tu es faible ! Et la chute sera rude quand tu t’en rendras compte. Mais pas tout de suite. Laisse-moi te faire plonger avant… Je le ferai avec tant de plaisir.
Devant tant d’orgueil, devant cette humiliation qui me fait mal… Oui, tu me rabaisses. Ce n’est pas toi le salaud dans l’histoire, même si tu regardes, c’est moi qui me pavane, pas vrai ? Je le sens, ce désir qui monte et que tu refuses de lâcher. Bien …. Puisque tu m’y forces. Je me redresse, raide et détache d’une main ce tissu qui retient ma poitrine blanche et ferme. Je le retire et le laisse tomber sur le sol, avec nonchalance avant de reprendre une pose lascive. Oui, je bouleverse ton code de conduite. Oui je te perturbe. Et je suis là pour ça. Mon image te hantera probablement toutes les nuits jusqu’à ce que tu me possèdes. Moi, je t’ai déjà. Du coin de l’œil, je te vois glisser ta main dans ton pantalon. Mais j’ai assez joué. J’ai déjà prouvé ma supériorité sur toi. C’était si simple. Tu éteins la lumière, tu caches ton méfait dans le noir. Mais je sais moi, ce que tu fais en me regardant… Et ça a le don de m’exciter. Mais je suis patiente, je préfère jouer avec toi avant.
Satisfaite, je me relève, lassée de ce petit jeu avec toi. Je reprendrai, quand j’en aurai envie. En attendant, je tiens à profiter de ma première nuit à New York. Ne pas penser aux autres, ils sont insignifiants pour moi. Rapidement, j’enfile une robe rose pale, qui met chacune de mes courbes en valeur. Elle est parfaite. Je sors mes affaires et me précipite dans la salle de bain. Ma journée commence tout juste. Et elle est loin d’être terminée.
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