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 [Public averti, 18+] Prologue : Juste Lust, s'il vous plaît

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Armélide Lust
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MessageSujet: [Public averti, 18+] Prologue : Juste Lust, s'il vous plaît    Sam 14 Jan - 19:04

Je le laisse là, amant soufflant encore son désir à mon oreille, tremblant de plaisir allongé sur le sofa. Il me regarde. Je lui lance un sourire avant de réajuster le tissu autour de mes parties intimes. La seule chose que j’avais enlevé. La tenue me permet ce genre de liberté puisqu’il ne restait plus rien d’autre sur moi. Il n’y a guère besoin d’autre chose, pour moi. Je sors de la salle avant de récupérer la combinaison noire que je porte habituellement. Qui est plus un body à manches longues, enveloppant mes mains comme des mitaines, montant haut sur le cou, mais ne couvrant pas ma poitrine que d’un morceau de tissu, laissant à l’air mon ventre, ne couvrant ensuite que ce qu’il ne faut pas montrer pour une première approche. Un démon de seconde zone m’approche. Je me contente de l’ignorer. Mes appartements sont normalement interdits à ce genre d’individus.

- Le maître vous demande, Madame.

Peu de personnes ont l’honneur d’être reçues par Lucifer. Moi c’est régulier. L’un des rares Sin à y être invité. Le seul a partagé sa couche certains soirs. La seule femme a pouvoir lui donner un plaisir aussi violent et puissant. Je ramasse mon long manteau rouge que j’enfile. Il tombe jusqu’à mes pieds, traînant sur le sol, ses manches sur mes mains. Un dégradé de rouge le forme, un dégradé d’opacité le caractérise opaque en haut, transparent en bas. Je me recoiffe, formant de mes longues boucles rousses un chignon parfait, dégageant ma nuque blanche et fragile. Je ferme le manteau par une simple ceinture argentée sertie d’un énorme grenat rouge vif taillé. Je remonte ma capuche sur ma tête. Je me dois d’y aller dans ma tenue d’apparat, comme toujours. Celle que je dois porter en public, toujours. La luxure jamais ne passe inaperçue. Surtout quand elle se rend chez le grand patron.

J’enfile les sandales hautes d’une bonne dizaine de centimètres, assorties au manteau que je porte et j’ouvre la porte, regardant ce long couloir qui me mène au centre des Enfers. Directement chez lui. Un jeune serviteur s’incline devant moi, une assiette de chocolats en tout genre en mains. Le meilleur chocolatier de NY, sans doute. Il est allé les chercher loin. J’en prends un, que je croque, lentement, faisant doucement rouler la friandise sur ma langue, profitant de chaque saveur. Parfait. Le jeune homme se relève et mes lèvres se posent sur les siennes, fougueuses, invasives. Ça ne lui déplaît pas. Ça ne déplaît jamais. Puis, je le repousse et le laisse derrière moi, non sans reprendre un chocolat. Mon péché mignon. Une faiblesse pas vraiment conséquente. Une faiblesse terriblement sexy.

Je m’avance, d’un pas ferme et rapide. Un serviteur récupère mon manteau. Je dois passer au bain. Je hais me présenter sale. Et le Maître le sait. Et le Maître attendra. Il sait. Et il n’aime pas que j’ai l’odeur d’un autre homme imprégnée sur moi quand je me présente à lui. Je n’appartiens réellement qu’à lui. Il est arrivé qu’une fois, j’ai l’odeur un autre démon sur moi. Le lendemain, il était crucifié sur une des places du troisième plan démonique. Celui où personne ne va jamais. Celui de la punition.

J’entre dans la salle de bain où on me débarrasse rapidement ce qu’il me reste sur le corps. La combinaison est envoyée au feu, échangée avec une neuve. Je me glisse dans l’immense bassin d’eau tiède avec un soupir d’aise. Je n’ai rien à faire. En tant que favorite, je suis servie de A à Z. Et je peux m’amuser à ma guise. La jeune servante est plutôt mignonne. Et à l’odeur, je dirai aussi sans doute vierge. Sans doute un cadeau de Lucifer. Il sait à quel point je les adore. Je sens sa main glisser doucement dans mon dos, passant sur mon corps un savon doux à la pêche. Cette odeur a un potentiel érotique assez fort, quand on y prête attention. Sa main hésite en passant sur ma poitrine, encore plus quand elle passe le cap de la ceinture. Je me laisse faire, quelques frissons parcourant mon corps, sans rien faire pour l’en empêcher. Mais, alors que mon corps glisse, je l’attire contre moi. Ses cheveux blonds sentent la framboise. Doucement, elle se glisse entre mes jambes, son dos écrasant ma poitrine. Elle est rouge, sans doute gênée. Une nouvelle. Ce qu’elle avait fait pour se retrouver ici, je l’ignore. Mais elles sont si rares que je ne pose pas de questions.

Mes lèvres parcourent doucement son cou, mes mains courent sur ses courbes féminines. Elle lutte contre le désir, je le sens. Et alors que je commence à jouer avec le bouton de chair entre ses cuisses, c’est sur mes lèvres q/u’elle étouffe son premier cri de plaisir. Et mes lèvres ne la quittent plus. Mêlant doucement ma langue à la sienne, je continue à jouer avec ce petit mont qui semble lui donner tant de plaisir, l’autre main trop occupée avec sa poitrine généreuse et sensible. Oh, toute pucelle qu’elle est, elle ne met pas bien longtemps à craquer sous mon doigté délicat et expert. Elle sort du bain, rouge, alors que toutes les autres servantes ont vu son plaisir, sa jouissance. L’une d’elle prend sa place et finit de me laver. Je ne mets pas longtemps à me rhabiller, et le maquillage est léger. Je hais en faire trop. Mais je me fais quand même la réflexion en sortant de la salle d’eau : je commence sérieusement à m’embêter, en Enfer.

Je reprends ma marche, confiante. Je sais que je ne crains rien. Lucifer aurait débarqué lui-même en trombe dans mes appartements si j’avais fait la moindre erreur. Une fois il l’a fait. Depuis, je me refuse à faire quoi que ce soit qui lui déplaise. Je crains trop sa colère. Et la honte d’être châtiée. Là je sais que je suis convoquée sans doute pour une chose plus agréable. Ne serait-ce qu’un corps à corps endiablé. Avec lui, ça ne peut être qu’ainsi.
J’arrive à hauteur des sentinelles qui montent la garde. Tous me laissent passer. Tous me connaissent plus ou moins bien aussi. Soudain, je dérape, entraînée dans un coin de mur où on ne peut me voir. Je le reconnais à sa chaleur, et aussi à ses cheveux qu’il porte long. Un ancien ange devenu humain, dont je profite depuis des années. Pas aussi bons amants que certains. Il passe une main sur mon visage, m’embrasse avec toute la passion qui l’anime. Je le repousse, avec un sourire. Il sait que je ne peux pas. Il devine que je suis attendue. Il me lâche, à contre cœur. Je m’occuperai de lui plus tard. Je sors une petite fiole de mon manteau et en verse quelques gouttes dans ma main, que j’étale vaguement sur mon corps. Extrait naturel de pêche. Histoire qu’Il ne sente pas son odeur. J’y tiens un minimum, à ce gars-là.

Les portes s’ouvrent une par une devant moi, sans que j’ai à faire quoi que ce soit. Jusqu’à la dernière. Le secrétaire particulier de Lucifer, si je peux l’appeler ainsi, à l’air curieusement nerveux. Il s’approche de moi, l’air bien plus dur que d’habitude.

- Vous êtes cruellement en retard ! On ne fait attendre Satan !

Satan, c’est ainsi qu’Il se fait appeler. Mais je préfère Lucifer, pour ma part. Sans doute le côté lumière. Je lui réponds par un regard hautain, devant lequel il baisse la tête. Je l’entends m’annoncer. Et j’entends sa voix puissante et grave me demander d’entrer. Une voix si sexy qu’elle me fait frissonner jusque dans mon âme. Si j’en ai une, bien entendu. J’entre. Ne pas le fixer, ne pas le regarder dans les yeux, ne pas lever la tête. Tout un protocole à respecter. Puis, arrivée au bas des escaliers, je m’agenouille, le souffle court. Je sais que j’ai fait les choses bien, mais avec Lui, on ne sait jamais.

- Relève-toi, Lust.

Je me relève et tente un regard vers lui. Il me sourit. Ses grands yeux bleus pétillent. Je frissonne, encore. Il est actuellement le seul à me faire un tel effet. Je m’approche de lui, il me tend sa main, que je prends, et m’attire à califourchon sur lui. Je passe une main dans ses longs cheveux bruns. Il sait quelle apparence me plait le plus. Puis, elle glisse doucement sur son torse dessiné qu’il n’a pas couvert. Je me mords la lèvre inférieure, le regard planté dans le sien. Il est fiévreux, je le sens sous son jean, entre mes cuisses. Il vient mordre ma lèvre, ondule du bassin. Il tient sans doute à me rendre folle.

- Déshabille-toi.

Il me le demande d’une voix si rauque et si dominatrice… Je me lève à nouveau. On me débarrasse de mon manteau. Mais il est d’une patience très limitée. Il me rejoint et m’arrache sans sommation le reste de ma tenue, ne laissant que les chaussures. Je n’ai pas vraiment le temps de comprendre qu’il est nu devant moi, impressionnant et terriblement attirant. Il me plaque contre lui, s’empare de force de mes lèvres. Je sens ton son désir contre mon bas-ventre. Un désir bestial. Je n’ai qu’à y passer la main, le sentir pulser contre ma paume pour le comprendre. Il grogne en sentant ma main sur lui. Il est impatient. J’aime jouer avec ça. Et j’y vais lentement. Très lentement. Il a un petit rire qui en dit long sur son état actuel.

- Garce…

Ce n’est qu’un murmure, il me fait sourire. Il reprend son baiser avec une fougue toute particulière. Il ne pourra attendre bien longtemps. Ces mains essaient d’être partout sur mon corps, en même temps. C’est à la fois maladroit et agréable. Il sait que je connais ses faiblesses, et à moi, il n’a jamais essayé de me les cacher. Accentue mes mouvements, sans pour autant être plus rapide. Second grognement. Un sourire plus large pour moi. Puis, un long frisson me parcourt l’échine. Lui aussi sait y faire. Après tout, n’est-ce pas lui qui nous a tous crée et formé ? Je ferme les yeux, répondant à son baiser, de plus en plus sauvage, agressif.

Puis, il ne tient plus. Il craque le premier et me plaque contre le mur même de la salle du trône. Je lâche mon premier cri. Puis un second. Il est le seul avec qui je me lâche vraiment. Je ne tiens plus aucune prise, je me laisse aller comme esclave du plaisir qu’il peut me donner. Et c’est comme ça qu’il aime que je sois. Entièrement offerte à lui. Il est le seul pour qui j’en suis capable. Une certitude qui n’est pas prête de me quitter. Même dans la jouissance, nous sommes en totale synchronisation. Ce qui ne nous empêche pas de continuer, encore et encore, insatiables que nous sommes. Et cela pourrait durer indéfiniment… Si seulement…


Il est tard lorsque j’émerge des draps de satin rouge qui orne son lit. Je m’étire, tel un chat. Il est là, dos à moi, sans doute sirote-t-il un bon Whisky. Je me lève et ramasse mon manteau, la seule chose que je puisse porter de convenable dans cette pièce. Je l’enfile et le ferme seulement de sa ceinture avant de m’approcher de mon Maître et de l’enlacer, la tête contre son dos. Il soupire et pose sa main large sur la mienne.

- Lust… J’ai une mission pour toi.

Une mission. Je m’en doutais un peu. Il ne me convoque pas juste pour coucher, en général. J’ai un petit sourire. Il se retourne, le dos de son index caresse mon visage. Je ferme doucement les yeux. Il dépose furtivement ses lèvres sur les miennes.

- Tu vas monter sur Terre pour moi. Et y rester. Pour pervertir les hommes.

Un frisson me parcourt. Loin d’être plaisant celui-là. Au contraire. Il est froid, désagréable. Je suis assommée… Je me détache de lui. Pourquoi m’éloigner ? C’est comme une trahison. Je me sens mal. Je prends une profonde inspiration.

- Pourquoi ? Vous m’exilez ? Une punition… Je n’ai rien fait qui mérite une telle chose ! Rien !

Ce n’est pas mon genre de me rebeller. Sauf quand je me sens injustement mise de côté. Monter sur Terre ? Impensable. Qu’est-ce que j’y ferai ? Je m’embêterais sans doute plus qu’ici ! Non ! Il est hors de question que je m’en aille !

- Tu monteras… Ainsi que tous les autres Sins
.
Je me ferme totalement. Je refuse ! Déjà monter… Et avec eux ! Bien sûr je les connais. Enfin plus ou moins. Je les côtoie lors de missions, mais ça n’a jamais été vraiment amical entre nous. Je serre les dents. Il s’approche à nouveau de moi, et se penche sur mon oreille. Il chuchote. Seule moi suis capable d’entendre ce qu’il dit. Et je souris. De plus en plus. Cette mission, elle est bien pour moi. Il dépose à nouveau ses lèvres sur les miennes.

- Je compte sur toi…

Il peut. J’en serai digne. Il m’embrasse à nouveau, je frissonne.

- Pars. Et triomphe.

Je souris. C’est évident. Je m’incline à nouveau et sors. Je n’ai pas de temps à perdre. J’ignore tous ces esclaves qui bavent sur mon passage. Je n’en ai que faire. C’est la première fois que regagne aussi vite mes appartements, me moquant de ma quasi-nudité. Une jeune femme me débarrasse de mon manteau et m’enfile un peignoir en velours. Elle s’attend sans doute à ce que je la touche. Mais non.

- Mes valises et vite. Je pars dès que tout sera prêt. Direction New York.
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